Fête des noms, mais aussi celle du non !
Je cours en rond, pour le plaisir des gnons
Je suis d’hier et j’en suis tout fier
A chaque bord, s’offre un beau trésor
Je veux tout voir même le miroir et l’armoire
Mon regard est vif dans mon frêle esquif
Je taille la route, un bruit là-bas j’écoute,
Et en deux pas un nouveau projet s’ajoute
Un coup de main, l’objet est mien, ha ! Je le tiens
En même temps qu’un ordre vient et me prévient
Je lâche tout, il est trop tard, l’objet n’est plus, il a vécu
Mais qu’importe l’outrage, je me remets à l’ouvrage
Déjà et trop vite, de l’eau sous mes doigts s’agite
Elle envahit, vêtements, souliers, sol et esprit
Ah ! Me voila à l’arrêt et déjà tout inquiet
Le monde s’interroge, à son travail déroge
Mais j’ai plusieurs tours dans mon sac
Et c’est en vrac que mon esprit bivouac
Et pourquoi les poissons sont rouges ?
Vite un râteau pour les voir hors de l’eau
Si une fois dehors ils ont encore même couleur.
Ah ! Ma foi, que le cou de ce chien est doux
Sur son dos je joue, pauvre toutou joujou
Hélas ! Mélodie, il est des limites à tout
Les parents, les animaux et même la terre
Sont épuisés, il est temps pour l’univers
Que j’aille à économie, m’endormir
Pour que le monde respire enfin.
Bonne nuit mon lapin.
Anne - charlotte